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EN FORÊT, LES SOUFFLES SOMBRENT (2013)

SYNOPSIS
Nous sommes tous prisonniers de quelque chose, de quelqu’un.

En forêt les souffles sombrent, c’est l’histoire d’un couple de captifs

qui cherche désespérément à fuir. L’un se perd dans ses souvenirs biaisés d’un bonheur perdu, l’autre hurle silencieusement

son insupportable solitude. Piégés dans leur quotidien, leur prison prend la forme d’une maison, d’une forêt, et de leur propre esprit ;

et leur fuite, celle d’une inévitable tragédie.

 

Avec l’aide de la plateforme de crowdfunding ulule
En forêt, les souffles sombrent - Un film de Julien Ysebaert
Avec Julien Leonelli - MariE-Ève Foutieau - églantine Clapeau
Scénario de Julien Ysebaert - Jérémy Brandt - Musique de Max James
Cadrage/photographie Inanis - Assistant réalisateur/Script Jérémy Brandt
Montage Julien Ysebaert - MAX JAMES

Montage/Mixage Son ALEXIS MIGUET

Étalonnage VALENTINE LEQUET
Prise de son Max James -  Styliste Jérémy Brandt
Clapman et régie Corentin Daumard - Iris Langsley

Marylène Tata - Catering Anaïs Daumard

Bande annonce (durée : 1min)

Le film (durée : 27min44)

NOTE DU RÉALISATEUR

Voyager fait partie de ma vie. J’ai parfois l’impression de ne vivre que pour ça. L’envie de partir ailleurs est constamment présente. L’envie de fuir un quotidien, fuir certaines réalités. On retrouve cet aspect dans mon travail, dans mes photos, dans mes films. Les gens qui me connaissent bien savent que me parler voyage, c’est attirer mon attention. Parler aventure l’attire d’autant plus. Je crois qu’avec le projet En forêt, les souffles sombrent, c’est avant tout l’aventure que je cherchais.

Partir pendant plusieurs jours en forêt et y tourner un film. Quel bonheur ! J’ai vécu près d’une forêt pendant 25 ans. Aujourd’hui, je vis sur Paris, mais retourne régulièrement vers Mère Nature. Quand je suis en ville, elle me manque, quand je suis avec elle, la ville me manque. Perpétuelle contradiction me permettant d’en arriver là. Faire un film. Avec tout le plaisir et les angoisses que cela inclut. La préparation d’un film, c’est avant tout du plaisir. Il y a tout d’abord l’écriture où tout est possible et imaginable et il y a les repérages. Des panoramas incroyables de la Creuse aux maisons abandonnées du nord, en passant par les usines désaffectées, là encore, c’est toute une aventure. Et puis dans la préparation, il y a les rencontres. La partie la plus incroyable et inimaginable de ce projet. On part de rien. Quelques vagues connaissances, un casting, et au final on a une équipe qui en une journée de tournage a su se comprendre et se souder. Parfois quelques histoires drôles, parfois des silences qui en disent long, des souffles retenus, de fortes émotions devant un acteur en pleine création... Des moments qui vous font dire que ce métier vaut le coup d’être vécu. Peu importe si le film est bon, peu importe s’il verra le jour, dans ces moments-là, ce qui compte, c’est d’être là, avec ces âmes incroyables. Bien sûr il y a comme toute aventure des moments de stress. Problèmes techniques, financiers, de temps (dans tous les sens du terme), 70 producteurs qui attendent votre film, des personnes qui quittent le navire au dernier moment, etc. Mais ce n’est évidemment pas ce que l’on retient d’une telle expérience. Ce qui reste, ce sont ces dernières heures de tournage en forêt sous une lumière exceptionnelle, ce repas autour d’un feu à côté de cette maison abandonnée, ce sont les mails échangés par toute l’équipe quelques jours après le tournage. Ce qu’il reste, ce sont ces images. Ce film que nous avons fait.

Quel voyage.

Julien Ysebaert

NOTE DU COSCÉNARISTE

L’écriture est une expérience incroyable. Toutes les histoires et personnages qui existaient dans nos imaginaires, une fois inscrits sur papier, s’approchent un peu plus du réel. L’encre leur offre un semblant d’existence physique. Il se produit alors un phénomène à la fois merveilleux et effrayant : ces personnages, les enfants de nos esprits, obtiennent une existence propre. Ils deviennent maîtres de leurs propres vies. Nous cessons d’être leurs créateurs pour devenir leurs conteurs. Plus jeune, je ne comprenais pas comment les personnages pouvaient échapper à  l’écrivain, le surprendre. Aujourd’hui, je m’inquiète si la surprise ne s’invite pas. Les héros d’En forêt les souffles sombrent m’en ont réservé plus d’une.


Jérémy Brandt

NOTE DE L'ACTEUR

En forêts les souffles sombrent. Il s’agit d’une histoire avant tout.
Une histoire que l’on ne raconte pas. Pas avec des mots en tout cas. C’est une histoire qui s’observe, qui s’écoute.  Autour d’une table comme seule au bord d’une rivière, cette histoire est bien réelle. Cette histoire est un écho, une pulsation sociale.
Il s’agit d’un drame intime mais intense. L’univers de  Julien Ysebaert et Jeremy Brandt est précis, déroutant et généreux.
C’est une immersion que l’on ne choisit pas mais qui vient à vous, malgré vous.

Quelle belle aventure.

Julien Leonelli

LE CONCEPT
Cela pourrait être n’importe qui, un voisin, un ami, un membre de la famille, pire… cela pourrait être vous. Comment en arriver là  ? À partir de quel moment  ? À partir de quel élément déclencheur une personne, peu importe l’acte qu’elle commet, peut-elle voir sa vie lui échapper et perdre peu à peu tout lien avec la réalité ?

LA RÉALISATION
L’intention principale était de créer un univers où l’image est primordiale. Où les images contemplatives et picturales témoignent d’une proximité naissante entre un être fragile et une nature tyrannique. Il fut important de montrer la nature dans ce qu’elle a de plus beau, de plus réaliste et de plus brut. Car même si dans la fuite du jeune homme elle devient son alliée, cette nature qu’il essaie de maîtriser au départ et lui permettant de livrer ses sensations de vie rêvée, deviendra dans un second temps sa pire ennemie.

LA BANDE ORIGINALE
Le rythme du film est basé sur la sérénité, puis l’attente, combinant liberté et enfermement jusqu’à la tension. Cette tension est subtilement soulignée par la musique du compositeur Max James. Pour ce projet, la musique existait déjà et inspirera ce rythme sur lequel le court-métrage a été réalisé. Elle est composée de quatre morceaux joués par un quatuor de cordes mélangeant rêverie, égarement, illusion et angoisse.

LES DÉCORS
La plus grande partie du tournage a eu lieu en extérieur, en décors naturels dans les forêts de la Creuse, notamment près de la ville de Crozant. Là-bas reposent les ruines d’une ancienne citadelle où la végétation a repris ses droits, le parfait reflet de la vacuité de l’homme face à la nature. Les séquences souvenirs ont quant à elles été tournées dans une maison abandonnée, où chaque fenêtre brisée et chaque bout de mur effrité représentent la fragilité d’un souvenir entre rêve et réalité.