
09/11/11
2011
Dix ans jour pour jour après les attentats.
Le départ de Paris se fait dans une atmosphère particulière, entre appréhension et tension. À Charles-de-Gaulle, l’aéroport semble vide, très surveillé, et la présence policière est importante.
À l’arrivée, le contraste est saisissant. Nous nous attendions à des contrôles très stricts, à des questions, à une sécurité renforcée. Pourtant, l’entrée sur le territoire se fait avec une facilité presque déconcertante.
Puis vient la ville elle-même. Ce qui me frappe d’abord, ce n’est pas seulement son immensité, mais son intensité. La hauteur des bâtiments, bien sûr, mais surtout le bruit permanent, les sirènes, le mouvement continu, cette impression d’une ville qui ne s’arrête jamais. Je suis aussi marqué par la manière dont les gens se déplacent. La foule avance vite, mais sans vraiment se heurter, comme si chacun trouvait naturellement sa place dans le flux.
J’ai surtout cherché à prendre le pouls de cette ville, à capter son rythme. Avec le recul, New York reste une ville que je n’ai pas vraiment réussi à comprendre. Elle m’a laissé une impression assez neutre, presque inachevée. Peut-être faudra-t-il y revenir un jour pour essayer de la regarder autrement.
























